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Les riverains alertent

Nous reproduisons ici le communiqué rédigé par les riverains et le comité de quartier qui ont permis aux habitants du secteur d'être informés du projet d'implantation de la centrale biomasse de la ZAC MAtabiau à la place du Skatepark Ernest Renan.

Communiqué diffusé début mars

Rappel des faits :

Quelques riverains ont été informés lors d’une réunion publique le 20 octobre, de la mise en place d’une chaufferie biomasse 8MW, gaz 20MW et de géothermie pour le froid, pour alimenter la ZAC Grand Matabiau, ainsi qu’une partie des quartiers 3.3 et 3.1. Le lieu d’implantation est au 9 rue Ernest Renan, sur l’emplacement du skatepark et de l’aire de BMX (lieux très appréciés par les jeunes).

Ce projet suscite de vives craintes en termes de pollution et de nuisances diverses, car c’est un site industriel qui s’implanterait dans un cœur de quartier, à proximité d’habitations, de commerces et d’installations sportives et scolaires.

La lettre d’invitation à la réunion publique ayant été envoyée la veille pour le lendemain, les riverains ont exprimé le désir d’une nouvelle rencontre, et par le biais du comité de quartier ont fait la demande d’une nouvelle réunion.

Ils ont également proposé des solutions d’implantation alternatives, sur une zone industrielle proche du périphérique et donc éloignée des habitations.

La situation début mars 2022 :

Une nouvelle réunion d’information est prévue par M. Maxime Boyer (maire du quartier 3.3) le mercredi 16 mars à la mairie de quartier croix Daurade, à 14 heures.
Le courrier de Jean-Luc Moudenc, adressé au comité de quartier et reçu le 10 février, s’il apporte des précisions, ne tranquillise aucunement les riverains.
Nous reprendrons ici les arguments avancés par Toulouse Métropole en y apportant nos précisions.

« La mise en place d’une chaufferie biomasse d’une puissance comprise entre 5 et 8 MW nécessite une surface au sol d’au moins 3000-3500m2 ».
La parcelle rue Ernest Renan a une superficie d’environ 3000m2 à laquelle on peut ajouter les 400m2 de l’actuel parking des agents SNCF. A titre de comparaison, la chaufferie biomasse de Blagnac, d’une capacité 4 fois inférieure seulement pour le bois est implantée sur une parcelle d’environ 18000 m2. Toulouse Métropole se veut rassurante concernant la circulation et les manœuvres des poids lourds, mais nous attendons de savoir précisément quelles seront les options choisies tant la voie est étroite pour les 38 tonnes.
Par ailleurs, la parcelle rue Ernest Renan se situe au cœur de la future ZFE (zone à faible émission), mais les camions diesels immatriculés à partir de 2014 pourront y accéder : ainsi on verra défiler des camions diesels en cœur de quartier…en attendant l’arrivée des camions à hydrogène auxquels fait référence dans son courrier M. le maire.

Le courrier de Toulouse Métropole évoque que « la proximité avec la voie ferrée et les bâtiments industriels font de cet emplacement un site adapté à cet outil de production de chaleur ». Si l’on ne peut pas nier la présence de la voie ferrée dont voit mal le lien avec cet équipement, il n’y absolument aucun site industriel à proximité. En revanche, l’arrivée du métro devrait faire de cette zone, riche en commerces de proximité, un véritable cœur de quartier.

Concernant les matériaux incinérés, nous saluons l’effort de transparence de la Métropole : on ne parle plus seulement de plaquettes forestières, mais aussi de bois en fin de vie et bois déchets. A ce titre, lors de notre visite à la chaufferie biomasse de Blagnac, nous avons pu constater la présence de résidus de bois de chantier (contreplaqué, aggloméré…et même des gaines électriques !). Si nous comprenons qu’il faille valoriser ce type de déchets, nous refusons l’installation d’un possible incinérateur en pleine zone d’habitation.
Nous indiquons que l’arrêté du 3 août 2018 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement soumises à déclaration au titre de la rubrique 2910 dans son annexe 1 prévoit que le terme de biomasse exclut « (…) les déchets de bois qui sont susceptibles de contenir des composés organiques halogénés ou des métaux lourds à la suite d'un traitement avec des conservateurs du bois ou du placement d'un revêtement tels que les déchets de bois de ce type provenant de déchets de construction ou de démolition. »
Dans ce contexte d’incertitude quant à l’origine du mix de combustibles, on comprendra la méfiance des riverains concernant la fiabilité de la performance des filtres…

Nous comprenons les exigences de la transition énergétique, mais nous pensons aussi que les citoyens ont leur mot à dire sur les choix qui les impactent directement. Sans nier l’intérêt d’un réseau de chaleur de ce type, nous remettons en cause la pertinence de l’implantation de la chaufferie et souhaitons que des solutions alternatives soient sérieusement envisagées.
L’avis d’appel public à concurrence est d’ores et déjà lancé et dans son courrier la Métropole indique que « l’identification de cette parcelle n’est pas exclusive, et des candidats pourront proposer d’autres terrains ». Si un opérateur a son mot à dire sur l’implantation de cette chaufferie, nous estimons que les riverains devraient l’avoir eux aussi.

C’est pourquoi nous vous invitons à vous inscrire à la réunion publique du 16 mars et à nous retrouver sur le site du skate park, 9 rue Ernest Renan, le samedi 12 mars à 10h30 pour échanger à ce sujet.


Ce communiqué est décliné en tract et distribué dans les boîtes à lettre des riverains. Un tract qui aura suffit à faire braver la pluie aux 50 personnes qui se sont retrouvées sur le Skatepark pour un premier rassemblement le samedi 12 mars... puis la neige au double de personne venues se rassembler le 2 avril ! Vivement les beaux jours :)

"Le courrier de Jean-Luc Moudenc, adressé au comité de quartier et reçu le 10 février, s’il apporte des précisions, ne tranquillise aucunement les riverains."


C'est par ce tract imprimé et diffusé par l'association Negreneys soutenue par le comité de quartier que les habitants ont pu être informés de la tenue d'une nouvelle réunion le mercredi 16 mars 2022 à 14h.

Réunion publique du 16 mars 2022 à Croix Daurade

Mercredi 16 mars 2022 à 14h : 80 personnes ont assisté à la réunion publique "de rattrapage" organisée par la mairie à la demande du Comité de Quartier.

réunion du 22 mars pour l'organisation de l'action des riverains

Mardi 22 mars 2022 à 20h : plus de 40 volontaires se retrouvent pour organiser la suite des opérations.

banderole non à l'usine biomasse accrochée sur le Skatepark

Samedi 26 mars 2022 : opération tractage sur le marché et banderoles sur le skatepark

rassemblement opposition chaufferie biomasse samedi 2 avril 2022

Samedi 2 avril 2022 : plus d'une centaine de personnes sont passées au skatepark pour montrer leur opposition au projet malgré la neige et le froid.